HADOPI est passé, et maintenant ?

mardi, juin 13, 2006

Le gouvernement prépare un passage en force de la loi DADVSI contre la promesse du ministre de la culture!

Chers amis, l'heure est grave!

Je viens de recevoir par mail un communiqué de presse du site Stop DRM,
qui indique que la loi DADVSI va passer en force.
Cela est d'autant plus grave que le ministre de la culture s'était engagé
devant les députés à faire une deuxième lecture du texte de la loi DADVSI
au cas où le sénat y appporterait des modifications fondamentales.
Profitant sans doute que le pays a les yeux rivés sur la coupe du monde
de football en Allemagne et sur l'équipe de France qui entre
dans la compétition, le gouvernement espère détourner les citoyens
et ne pas respecter ses engagements.
Je reproduis ici, en intégralité le communiqué de presse.

Citoyens français mobilisez-vous!
C'est la culture qui est en danger!



Communiqué de Presse StopDRM, 12 Juin 06, Paris

StopDRM : Mobilisation contre le passage en force du DADVSI

Les membres du collectif StopDRM se félicitent de la forte
mobilisation de ce week-end contre le verrouillage numérique
par les mesures techniques (DRM ou MTP) et contre le projet
de loi sur le droit d'auteur (DADVSI).

A Paris, 150 bénévoles ont pacifiquement pris d'assaut
la FNAC Montparnasse vendredi soir pour exprimer leur
mécontentement et sensibiliser les consommateurs à ces
problématiques. Des actions ciblées d'information ont
également eu lieu tout le week-end à travers la France [1].

Cette mobilisation croissante des citoyens contraste avec
l'accueil réservé vendredi dernier, par le service de
sécurité de Matignon, à Richard Stallman, président-fondateur
de la fondation pour le logiciel libre et créateur du
projet GNU (classifié "trésor de l'humanité" par l'UNESCO).
Le premier ministre a refusé de l'entendre au sujet des DRM
et du projet de loi DADVSI, et lui a même fait interdire
l'accès aux abords de Matignon alors qu'il venait porter
les 165 000 signatures de la pétition EUCD.INFO [2].

Cette déconnexion manifeste entre l'exécutif et les citoyens
sur des questions aussi fondamentales est proprement
inacceptable. Cette situation est d'autant plus inquiétante
que la décision pourrait être prise mercredi de convoquer
une commission mixte paritaire pour faire passer le texte
en force ; les différences fondamentales entre les textes
issus de l'Assemblée Nationale et du Sénat sur les questions
de l'interopérabilité rendent pourtant une seconde lecture
du projet DADVSI indispensable [3].

Les membres du collectif StopDRM appellent donc leurs
sympathisants à interpeller leur député, les responsables
des différents groupes politiques ainsi que les candidats
probables à l'élection présidentielle, afin qu'ils prennent
publiquement position en faveur d'une deuxième lecture du
projet de loi [4].

Les actions de ce week-end démontrent que les citoyens
internautes attendent des actes et non des promesses et
cela se fera sans aucundoute sentir lors des différents
scrutins en 2007.


[1] http://stopdrm.info/index.php?2006/06/10/89

[2] http://eucd.info/index.php?2006/06/09/309

[3] http://stopdrm.info/index.php?2006/05/15/75

[4] Coordonnées téléphoniques des groupes politiques et
des présidentiables :

B. Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée :
01.40.63.60.63 / 04.50.23.86.33
J-M. Ayrault, président du groupe Soc. à l'Assemblée :
01.40.63.67.29 / 02.40.43.13.18
A. Bocquet, président du groupe CRC à l'Assemblée :
01.40.63.60.90 / 03.27.27.86.40

Siège de l'UMP, parti de N. Sarkozy : 01.40.76.60.00
S. Royal : 01.40.63.93.23 / 05.49.29.18.19
D. Strauss-Kahn : 01.40.63.68.48 / 01.34.04.04.00
F. Bayrou : 01.53.59.20.00 / 05.59.30.61.91
M-G. Buffet : 01.42.35.71.97


A propos de StopDRM :

StopDRM.info est un collectif citoyen d'information et
d'action contre les DRM ("Digital Rights Management" ou
MTP pour "Mesures Techniques de Protection"), véritables
armes de verrouillage de la culture numérique et de
l'information.

Ses membres considèrent que la copie privée et
l'interopérabilité (liberté de choix du matériel et du
logiciel de lecture des oeuvres numériques)
sont des droits essentiels devant être protégés par la loi.

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